T
out d’abord un petit mot personnel, en tant que GO de ces festivités.
Quand nous avons commencé à parler de Dinan et de la possibilité de faire ces retrouvailles sur plusieurs jours avec des activités, le pari de réussite n’était pas du tout acquis d’avance.
Grâce à vous toutes et tous, vous qui avez participé aux festivités en fonction de vos arrivées, j’ai été soulagé d’un gros poids, le dimanche midi, quand j’ai repris la route de Paname.
Je voudrais remercier tous celles et ceux qui ont répondu présents, et ce malgré les distances et malgré aussi la morosité ambiante réelle ou propagée par les médias. J’ai personnellement été très sensible au courriels de félicitations reçus dans les jours qui ont suivi, ceci prouvant que nous sommes maintenant sur les rails et que nos prochaines réunions se doivent de se trouver un thème et se devrons de s’étendre, elles aussi, sur la même durée. Je suis à la disposition de celui ou celle qui va relever le défi de nous faire visiter une nouvelle partie de notre belle France, vous pouvez compter sur moi !
Pour continuer une tradition vieille de 3 ans, je trempe ma plume dans l'encrier et vais vous faire subir les commentaires de ces 4ème retrouvailles.
Le maître mot des ces journées mémorables aura été « SYMBOLIQUE ».
Pourquoi Symbolique ? Symbolique tout d’abord par la durée de ces retrouvailles. Quatre jours pour ceux qui sont arrivés les premiers, dès le mercredi soir. Vu les efforts que certains d’entre vous ont faits pour nous rejoindre après des heures de conduite ou des choix plus aériens, nous ne pouvons que constater que nos retrouvailles annuelles ont pris une place de plus en plus importante dans nos agendas jusqu’en devenir maintenant incontournables.
Le plaisir de se retrouver est une chose !
Le plaisir de se revoir tous les ans en est une autre, et vous l’avez démontré. Une autre constatation est qu’étendre ce qui ne fût qu’un week end lors des premiers repas à plusieurs jours est à poursuivre, le succès des journées à Dinan en est la preuve.
Symbolique par le choix des visites de la première journée : De la majestuosité du Mont Saint-Michel aux cuves et réservoirs de la brasserie des Remparts, en se terminant devant une moule frite et une bolée de cidre, le tout couleur locale.
Symbolique ensuite par le choix de Dinan. Depuis l'appel téléphonique de Christophe Bernabé qui, au lieu d’atterrir chez Joël s'est retrouvé chez Claude J, nous avons tout de suite compris que cette année il y aurait quelque chose en plus, et surtout quelque chose de puissant et de fédérateur. L'annonce faite à Claude J (et non à Marie) de la volonté de faire la maquette de notre canot nous a tout de suite plu et nous a fait rapidement envisager des festivités construites autour d’un thème.
La présence de Patu en métropole avait entraîné notre première retrouvaille, l'idée de nos maquettistes dinanais a su, à sa manière, fédérer un enthousiasme général au sein de notre groupe en l’amenant loin des secteurs précédents et complètement excentré pour la plupart d’entre nous.
Symbolique aussi autour du nom Rance.
D’abord La Rance, plus long fleuve breton qui a été longtemps utilisé dans la batellerie pour les transports et qui nous a amené après plusieurs méandres, à déboucher sur la Manche, mer qui borde la Bretagne Nord. Ensuite la Rance, toujours le fleuve, qui nous a rassemblés pour voyage ensoleillé sur la navette.
Un grand souffle de nostalgie a été perçu dans les esprits de chacun à cette occasion. Savez vous que, 42 ans après 15 membres de l'équipage de la deuxième campagne ont navigué ensemble sur la Rance (certes le fleuve, mais sur un bateau quand même !).
Nous avions tous aussi fière allure qu'à l'époque, debout sur le pont, à regarder le paysage défiler sous nos yeux (un peu plus de bedaine, ou/et quelques cheveux en moins, certes !). Prêts à organiser les tours de quart et les postes de manœuvre par nous même ! Dommage que pendant cette croisière les bouteilles soient restées sur le port ! Les embruns, l’iode, le soleil ! Tout ça mélangé !
Quelle soif !
Encore La Rance !
Cette fois ci, c’est la Maison de La Rance qui nous a fait découvrir ce que le fleuve fût et ce qu’il est de nos jours. Bravo à notre Vicomte national qui a très bien su appuyer sur le bouton et allumer les petites loupiotes !
Toujours La Rance ! Mais cette fois sous forme de maquette.
Avec les plans en plus !
Chacun a pu retrouver sa bannette, son poste de quart, ses planques pour échapper aux corvées ou pour se mettre au calme une petite heure quand le roulis et le tangage étaient plus violents dans la tête que sur l’océan.
Maquette dont la pose de la première pièce est revenue à notre «ancien », j’ai nommé Albert. Tout ému notre cuistot ! Qui aurait pu supposer que, sous ses abords assez bourrus et gueulards, notre Albert cachait une âme aussi sensible !
Revenons à la maquette.
Notre canot, même en réduction est certainement dans de très bonnes mains. Vous avez pu le constater en découvrant leurs premières réalisations ! Surtout le navire qui est en achèvement sur leur table. Imaginez, dans trois ans, que ce navire «coulant » supportera La Rance et ira la mettre à l’eau dans le port ! Soyez sûrs que nous y serons, pour graver en nos mémoires la seconde vie de notre bateau, celui qui nous a déjà réunis plusieurs fois et qui devrait pouvoir continuer à le faire pendant de nombreuses années encore.
Symbolique encore et toujours !
Rien qu'à écouter les uns et les autres durant ces journées évoquer ses diverses anecdotes personnelles, sa fonction à bord (surtout basée sur toute autre chose que son réel travail !), nous pouvons dire sans nous tromper que les souvenirs ont été une fois de plus très présents.
Quatre
4 nouveaux baptisés au pin's de l'Americal. Quatre nouveaux venus!
Albert, notre chef cuistot, toujours aussi gaillard quand il s'agit de pousser la chansonnette ! Albert qui m'a appelé le dimanche après midi pour me dire combien il avait été content de se retrouver avec nous et qui, en conclusion de son appel m'a déclaré : « Tu te rends compte, ils m'ont tous embrassés » ! Il est certain qu'on ne se serait certainement pas prêté à ce genre de manifestation de sympathie quand il était dans sa cuisine avec son couteau ou son écumoire à la main ! Albert, tellement heureux de sa journée, a déjà confirmé sa présence en 2010.
Xavier Van Gool, un de nos infirmiers, inscrit de l’avant dernier jour !
Un de ceux qui se complaisaient à nous piquer pour un oui ou pour un non, un des éléments barbares, mais sympathique quand même, de notre beau canot. Alain Guellier qui a eu grand plaisir à succéder à Yves Lima, dans le dur labeur de tailleur du bord. Grâce aux racontars de Yves et d’Alain lors de nos soirées parisiennes à La Gueuze, j'ai appris que ce poste était réservé à ceux qui ne souhaitaient pas trop travailler !
Ils n’ont surtout pas faillis à la tradition et, d’après leurs dire, ils y sont bien arrivés !
Et enfin Christian Rouffineaud. Sincèrement pas beaucoup de souvenirs se raccrochant à Christian, mais à ce que j'ai pu voir, il est tout à fait digne de faire parti de notre groupe, de fait déjà vu sa présence à bord dans nos dates, avec en plus pour lui d’être d’une très agréable compagnie.
Symbolique et surprenant que Serge Portes découvre enfin pourquoi nous l’appelions Emil ! J’étais étonné que Serge ne connaisse pas l’origine de ce surnom qu’il a porté depuis ! Ce surnom vient du fait que Serge avait pour juron préféré « Et mille bons dieux » ! Et donc, en contracté, Emil !
Symbolique que ce rouge gorge nous attendant juché sur la barrière métallique à l’entrée du jardin de l’abbaye de Lehon. Tranquille et serein (non ! rouge gorge) ce piaf. Nous regardant par l’œil droit, puis le gauche comme ils savent si bien le faire ! Je suis sûr qu’il se disait : Ne serait ce pas là les magnifiques anciens du BSL Rance ?
Symbolique aussi que de confier au fleuve un bouquet de fleurs en l’honneur de nos disparus, de tous ceux qui ne se joindront jamais plus à nous, ceux qui par maladie, par âge ou par choix nous regardent maintenant assis sur leurs nuages. Ceux auxquels nous pensons et ceux auxquels nous disons qu’ils nous manquent.
Symbolique enfin, le désir de se revoir l’année prochaine, dans un autre lieu, pour d’autres nouveaux souvenirs à engranger.
Et Symbolique terminal, le rendez vous pris pour dans 3 ans à Dinan, pour le lancement du BSL Rance !
Nous y serons, Et encore plus nombreux !
Et aussi symbolique que Joël ait appris la fonction «copier/coller » !
Tu n’auras plus à recopier ma prose !
Voilà.
C’était quelques mots sur Dinan 2009.
Jacques.
Compte rendu de Jacques
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